Pays bénéficiaires vs pays donateurs : qui profite vraiment de l’aide publique au développement ?

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, actuellement examiné par les députés français depuis le 13 octobre, prévoit une nouvelle réduction des crédits alloués à l’aide publique au développement (APD). Il s’agit de la sixième baisse consécutive enregistrée depuis février 2024. Cette tendance ne se limite pas à la France. Selon les données du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, plusieurs grandes puissances donatrices, dont les États-Unis et le Japon, adoptent une trajectoire similaire en diminuant leurs budgets consacrés à l’aide internationale. Une étude menée par trois chercheurs souligne toutefois un paradoxe dans cette politique de restriction budgétaire. Selon leurs conclusions, la réduction des crédits d’APD pourrait s’avérer contre-productive pour les pays donateurs eux-mêmes. Les auteurs de l’étude soutiennent que ces coupes budgétaires entraînent une perte de contreparties économiques et géopolitiques stratégiques pour les États qui financent ces programmes. Cette analyse met en lumière les enjeux de l’aide au développement, souvent perçue non seulement comme un levier de solidarité internationale, mais également comme un outil d’influence et de coopération économique pour les pays donateurs.

Article source: JeuneAfrique | Image credit: JeuneAfrique

News Desk: News Desk is the editorial publishing account for Tringlobe Media News, covering breaking news, public affairs, entertainment, community developments and regional stories across Trinidad and Tobago, the Caribbean and internationally.