Fin de Parcoursup : comment nos voisins européens sélectionnent-ils les étudiants pour entrer à l’université ?

Le gouvernement français a annoncé, lundi 27 octobre, une « évolution forte » de la plateforme Parcoursup pour 2027, suivie de son remplacement définitif en 2028. Cette décision intervient après plus de cinq semaines de mobilisation lycéenne. En vigueur depuis 2018, le dispositif, qui centralise les candidatures dans l’enseignement supérieur, était devenu le point focal des critiques des élèves, qui le jugent inégalitaire, anxiogène et peu transparent. Alors que la France s’apprête à réformer son système, les modalités d’accès à l’université varient considérablement chez ses voisins européens. Si l’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires reste la condition préalable commune, les méthodes de sélection diffèrent. Au Royaume-Uni, le système est le plus proche du modèle français. La plateforme unique UCAS centralise les vœux des candidats et propose des outils d’orientation. Géré par une entreprise privée à but non lucratif, ce système impose des contraintes plus strictes : les candidats sont limités à cinq vœux dans une seule filière et doivent fournir une lettre de recommandation ainsi qu’une lettre de motivation. En Allemagne et aux Pays-Bas, la centralisation est partielle. Les plateformes en ligne (Hochschulstart et Studielink) sont utilisées pour les filières à accès limité, comme la médecine ou la pharmacie, où s’applique un « numerus clausus ». Pour ces cursus, les établissements déterminent leurs propres critères de sélection, tels que la moyenne scolaire ou des tests spécifiques. Pour les filières moins demandées, les étudiants postulent directement auprès des universités. Dans le sud de l’Europe, l’accès repose davantage sur des épreuves de sélection. En Espagne, la « Selectividad » (PAU) compte pour 40 % de la note d’accès, les 60 % restants étant issus du baccalauréat. Le Portugal applique un système similaire avec un examen national. En Italie, l’accès varie selon les cursus : si la majorité des licences sont en accès libre — bien qu’un test en ligne (TOLC) soit requis pour évaluer le niveau — les filières sous tension imposent des concours nationaux. Pour la médecine et la vétérinaire, le système italien a récemment évolué vers un premier semestre ouvert suivi d’examens classants. Enfin, la Belgique ne dispose pas de plateforme centralisée. L’inscription s’effectue directement auprès de l’établissement choisi, sur présentation du certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS). Des exceptions subsistent toutefois : certaines filières exigent la réussite d’une épreuve d’admission, tandis que des quotas sont appliqués aux étudiants « non-résidents » dans certaines formations. Dans les cas où la demande excède les capacités d’accueil, notamment en médecine vétérinaire ou dans le paramédical, un système de tirage au sort peut être mis en place.

Article source: LCI | Image credit: LCI

News Desk: News Desk is the editorial publishing account for Tringlobe Media News, covering breaking news, public affairs, entertainment, community developments and regional stories across Trinidad and Tobago, the Caribbean and internationally.